23 octobre 2007
Comme une leçon de courage ...
J'ai lu le scaphandre et le papillon de Jean-Dominique Bauby qui est d'ailleurs sorti en film en mai et qui a recu le prix de la mise en scène à Cannes.
Le 8 décembre 1995, brutalement, un accident vasculaire a plongé
Jean-Dominique Bauby dans un coma profond. Quand il en est sorti,
toutes ses fonctions motrices étaient détériorées. Atteint de ce qu’on
appelle le « locked-in syndrom » - littéralement : enfermé à
l’intérieur de lui-même-, il ne pouvait plus bouger, manger, parler ou
même respirer sans assistance. Dans ce corps inerte, seul un œil bouge.
Cet œil – le gauche-, c’est son lien avec le monde, les autres, avec la
vie. Avec son œil, il cligne une fois pour dire « oui », deux fois pour
dire « non ». Avec son œil, il arrête l’attention de son visiteur sur
les lettres de l’alphabet qu’on lui dicte et forme des mots, des
phrases, des pages entières… Avec son œil, il a écrit ce livre : chaque
matin pendant des semaines, il en a mémorisé les pages avant de les
dicter, puis de les corriger. Sous la bulle de verre de son scaphandre où volent des papillons,
Jean-Dominique Bauby nous envoie ces cartes postales d’un monde que
nous ne pouvons qu’imaginer. Un monde où il ne reste rien qu’un esprit
à l’œuvre. Esprit sarcastique et désenchanté qui nous sert le cœur par
son intensité. Un livre hors norme dont l’existence tient du miracle.
C'est émouvant. Quand on sait, en plus qu'il a apprit par coeur son récit avant de le dicter à la seule force de la paupière ... waouh. C'est un livre assez court, écrit avec des mots simple, mais c'est un livre intense, qui nous donne en plus d'une bonne leçon de courage, a réfléchir sur l'importance de profiter de chaque instant. Car il se peut que l'instant d'apres, il soit trop tard.