Lany-Blog

Au jour le jour des petits bouts de moi, mes délires, mes coups de coeur et dès fois des coups de gueule ...

26 novembre 2005

Journée mondiale de la lutte contre la violence conjugale

Il faut agir d'urgence pour prévenir la violence domestique envers les femmes, qui est "très répandue, profondément enracinée" et souvent occultée, affirme l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un rapport publié jeudi, la veille de la Journée mondiale contre la violence conjugale.
Cette étude sur "la santé des femmes et la violence domestique" a été conduite entre 2000 et 2003 dans 10 pays (Bangladesh, Brésil, Ethiopie, Japon, Namibie, Pérou, Tanzanie, Samoa, Serbie et Monténégro, Thaïlande) auprès de 24.000 femmes.
Elle montre qu'entre 15% (au Japon) et 71% (en Ethiopie) des femmes interrogées ont subi à un moment ou à un autre de leur vie des violences physiques ou sexuelles, ou les deux à la fois, exercées par un partenaire intime.
Ces brutalités ont causé des traumatismes physiques dans une proportion allant de 19% en Ethiopie à 55% au Pérou.
Souvent, les équipes de l'OMS ont découvert que c'était la première fois que ces femmes battues pouvaient parler de la violence de leur mari ou compagnon, considérée comme "normale" dans certaines sociétés.
Dans chacun des pays étudiés, il s'est trouvé un pourcentage de femmes (de 6% en Serbie-Monténégro à 80% en Ethiopie) "acceptant certaines raisons de battre une femme", comme l'infidélité ou le fait de désobéir à son mari.
Dans les zones urbaines du Brésil, du Japon, de Namibie et de Serbie, les trois quarts des femmes interrogées ont rejeté toutes les raisons invoquées pour battre une femme. Mais ce chiffre tombe à moins de 25% au Bangladesh, en Ethiopie, au Pérou et au Samoa.
Pour le rapporteur spécial de l'Onu sur la violence à l'égard des femmes Yakin Ertürk, "l'étude remet en cause l'idée selon laquelle le foyer est un lieu où les femmes sont en sécurité en démontrant qu'elles sont plus exposées à la violence dans le cadre de relations intimes que partout ailleurs".
"Il est nécessaire que des mesures soient prises d'urgence" par les autorités sanitaires, les responsables communautaires et les gouvernements, conclut le rapport, qui souligne que "le coût (de cette violence) est énorme pour les individus, les systèmes de santé et la société en général".
PL'OMS énumère 15 recommandations concrètes dans son rapport. Elles vont de "promouvoir l'égalité des sexes" à "rendre les écoles plus sûres pour les filles", en passant par "solliciter des chefs religieux et responsables politiques qu'ils prennent position contre la violence à l'égard des femmes" ou encore "intégrer les mesures contre la violence à l'égard des femme dans les programmes existants de prévention du VIH/sida".
Le pourcentage élevé de femmes faisant état d'abus sexuels -- de 6% au Japon à 59% en Ethiopie -- est en effet "particulièrement inquiétant compte tenu de l'épidémie de sida", souligne le rapport.
Il stigmatise aussi la "maltraitance psychologique" (chantage affectif, insultes, humiliation, intimidation, menaces), soulignant que les femmes "considèrent souvent les actes de violence psychologique comme plus dévastateurs que la violence physique".
Pour Yakin Ertürk, la violence "a des conséquences dévastatrices pour les femmes maltraitées et un effet traumatisant pour ceux qui en sont témoins, en particulier les enfants".
"Le phénomène de la violence, ajoute-t-il, est une honte pour les Etats qui ne parviennent pas à la prévenir et les sociétés qui la tolèrent".

france

Vous trouvez pas aberrant, vous qu'il faille une journée pour penser au sort de ses femmes qui sont battues, humilliées, violées et tuées au sein de leur propre foyer ? C'est dingue quand même, demain le problème sera résolu alors ? On vit une drôle d'époque, comme dit ma grand mère ...

Posté par LanyLane à 11:42 - Actu, potin & insolite. - Commentaires [7] - Permalien [#]
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Commentaires

    C'est plus qu'aberrant. Je suis tt à fait d'accord que ce n'est pas en faisant une journée comme celle-ci que ça va changer qq chose.

    Posté par Virginie, 26 novembre 2005 à 11:56
  • Je précise ma pensée : c'est vraiment bien qu'on en parle, mais ce n'est pas parce qu'on en parle juste une journée que ça va changer immédiatement.

    Posté par Virginie, 26 novembre 2005 à 12:00
  • Parlons en...

    Un cri dans ma nuit...

    Une ombre homme dans un couloir,
    le silence coupe la parole,
    la nuit revenue au parloir,
    tu connais le protocole.
    Toutes ces traces laissées sur elle,
    le désamour pour le coût,
    comme une peine accidentelle,
    tu luttais jusqu'au bout.
    Un mâle pour un mal, sans amour,
    l'envers des sentiments passé,
    dans cette cage de fer forgé,
    tu sais le prix de ce parcours.
    La loi du plus fort au prix des faibles,
    les yeux vides de larmes,
    un cri dans ma nuit, si faible,
    petite soeur les mots désarment.
    Les appels à la vie sans liens,
    ces bras tendus sans les mains,
    le temps s'organise le vaurien,
    au matin les marques, un rien...


    à l'elle bléssée...

    Mots pour ces elles...Merci Lany de ne pas les oublier, ce jour et puis les autres...

    Posté par modimo, 26 novembre 2005 à 22:46
  • Le Lien Entre Les Peuples, The Link Between The Peoples

    Retrouvez sur notre journal www.caraibeexpress.com un dossier en 3 parties sur les femmes victimes de violence conjuguale.

    La première partie du dossier est consultable à l'adresse suivante:

    http://www.caraibeexpress.com/article.php3?id_article=484

    Posté par Webmaster CE, 18 mai 2006 à 15:25
  • super

    je trouve que la chanson confession nocturne est genial et j'me suis même inscrite sur m6.fr pour chanter ta chanson

    Posté par audrey, 21 juillet 2006 à 16:10
  • en fait comment on fait pour chater avec toi j'ai des tat de truc a te demander

    Posté par audrey, 21 juillet 2006 à 16:12
  • Pour chatter avec moi ? Ou avec un des gens qui a laissé un com ?

    Posté par LanyLane, 21 juillet 2006 à 16:51

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